jodezil | Le 28-03-2009 à 22:46:00, tilouss a écrit :
dani972, on a plutôt été dans le même camp jusqu'à présent.. il me semble.
Un juste milieu est il possible entre ces deux aspects antinomiques ?
Parce que a tout prendre, je comprend que les Martiniquais et les Guadeloupéens se sentent d'abord de chez eux, avant d'être Français.Mais le Breton, l'Alsacien et le Bourguignon se sentent aussi de leur régions avant d'être Français. Cependant ils sont à mon sens plus en conformité avec eux mêmes et avec les autres Français..
Je vais faire hurler jodezil, mais une psychanalyse de groupe pour les Antillais avant de faire les Etats Généraux ( quitte à les repousser de quelques temps), aiderait peut être à obtenir un juste milieu... je pose la question "naïvement", mais je sens que je vais me faire taper dessus.. ![[:capitaine_loca] [:capitaine_loca]](http://images-ftvi.mesdiscussions.net/images/perso/capitaine_loca.gif)
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Perdu, Tilouss! rien n'aurait pu troubler ce magnjfique dimanche ensoleillé de printemps (quoiqu'un peu frais)... Je ne vais donc pas hurler, mais juste objecter!
Je crois que la question n'est pas tant, est-ce que les antillais se considèrent français? mais plutôt, comment les français nous considèrent-ils? Autrement dit, sommes nous pour eux des français à part entière, ou sommes nous pour eux des français entièrement à part??
Mon idée est que nous nous sommes toujours sentis français, mais confusément il y a toujours, cette impression discriminante pour nous, de se sentir comme des français de 2nde zone parce que nous sommes un peuple "de couleur". Un peu, comme tous ces immigrés (de 2ème, 3ème génération) qui vivent en métropôle et qui malgré le fait qu'ils soient parfaitement assimilés (puisque la France à une politique assimilationniste contrairement aux pays anglophones), ne sont jamais considérés totalement comme de "bons français". C'est que cette politique d'assimilation montre ses limites. Et pour moi, il n'y a pas de mystère, c'est bien cela la racine du mal dans nos banlieues métropolitaines.
Au bout d'un moment, las de faire des efforts pour être reconnus alors se développe un rejet. En gros, vous ne voulez pas de nous, très bien! on ne veut pas de vous non plus!
Comment, expliquer alors que les antillais, français depuis 3, 4 siècles aient plus de mal à s'en sortir en métropôle qu'un français d'origine espagnol, italienne, russe etc.. bref tout ceux qui ont en commun, la "blancheur" de leur peau? Honnètement, vous imaginez un président de la république française antillais?? et pourtant! Mais non! un "Sarkozy passe mieux!
Alors oui pour la psychanalyse, mais pas pour les antillais. |